Les projets pourront se référer à une ou plusieurs des thématiques : Habitat, Environnement, Emploi, Consommation.
Les projets pourront également se référer à d’autres thématiques. Ainsi, il pourra être opportun, argumentaire à l’appui, de se positionner sur des thématiques tout aussi essentielles, telles que l’éducation, la formation, la santé, les transports, les TIC…
Spéculation foncière, dispersion urbaine, ségrégation sociale et générationnelle, allongement des temps de transports, engorgement des accès urbains, impacts environnementaux… la détérioration de la situation de l’habitat (urbanisme, logement, transports, services) dans les territoires urbains et ruraux est porteuse de graves conséquences au plan social, économique, environnemental.
Des réponses nouvelles sont attendues en complément des réponses institutionnelles et de la volonté politique pour faire face à ces enjeux. Les habitants, les entreprises, le secteur associatif doivent pouvoir prendre des initiatives en partenariat avec les collectivités.
Pourraient ainsi être expérimentées :
des formes nouvelles de gouvernance autour des questions de l’urbanisme et du foncier,
des coopératives d’habitat cherchant à conjuguer un retour à la densification (petits immeubles collectifs), une plus grande mixité sociale et générationnelle (logements de taille, de confort et de standing différents au sein d’un même programme) et le respect de l’environnement (construction de haute qualité environnementale, utilisation des énergies renouvelables),
des initiatives liées à l’éco construction, et notamment mieux cerner les besoins des consommateurs dans ce secteur, le besoin en formation pour la valorisation du secteur, etc.
des initiatives pour améliorer les mobilités et réduire leur impact (transports collectifs à la demande, co-voiturage, services et emploi de proximité…)…
Gaspillage des énergies fossiles, production exponentielle de déchets, gaspillage et pollution de l’eau, détérioration des paysages, artificialisation et pollution des sols, changements climatiques, systématisation du réflexe " NIMB " (traduit de l’anglais Not in my back yard « pas dans mon jardin ») face aux projets d’équipements…notre environnement direct est menacé et sa préservation est désormais l’affaire de tous. Dans le processus d’individualisation de notre société, la responsabilisation de chacun tend à ce développement. Les habitants, les entreprises, les associations doivent pouvoir multiplier les initiatives en partenariat avec les collectivités locales.
Pourraient ainsi être expérimentés :
des formes nouvelles de gouvernance autour de la responsabilité environnementale locale, notamment en terme de nouvelles pratiques de concertation avec les différents partenaires concernés (opérateurs, habitants, territoires, voire même propriétaires fonciers),
des coopératives de production d’énergies renouvelables,
des projets locaux de recyclage, de traitement des déchets non pris en compte dans des cadres réglementaires comme par exemple, les déchets de petits artisans et petits commerçants,
des initiatives de gestion concertée de l’eau (partage de la ressource, réutilisation des eaux usées, choix des cultures pour une meilleure gestion de la ressource, droits de prélèvement d’eau des agriculteurs, etc.),
des initiatives de gestion concertée des espaces, des paysages…
Persistance du chômage, mutation du travail et de l’emploi, secteurs d’activité en tension, renouvellement de la population active à l’occasion du départ à la retraite de la génération du Baby Boom… face à des situations locales très différentes, les territoires doivent innover dans la résolution du problème de l’adéquation entre l’offre et la demande d’emploi. Le vieillissement de la population, et notamment la prise en charge des personnes dépendantes est aujourd’hui un enjeu majeur tant en terme de cohésion sociale que d’emploi, les réponses apportées aujourd’hui restent cloisonnées (services à domicile/hébergement collectif, aide sanitaire/aide sociale, …) et permettent peu de prendre en compte la continuité nécessaire au bien-être des personnes.
Pourraient ainsi être expérimentées :
la gestion territoriale des emplois et des compétences, proposant à l’ensemble des employeurs d’un territoire de mettre en commun des outils ou dispositifs de gestion des ressources humaines,
des initiatives innovantes dans la prise en compte globale des besoins des personnes, proposant une cohérence d’ensemble dans les services d’accompagnement des personnes dans leur bien-être tant sur le plan de l’aide dans la vie quotidienne que sur le plan sanitaire,
des initiatives innovantes en matière d’insertion des publics éloignés de l’emploi, capables notamment de gérer sur des durées variables, des parcours individualisés aboutissant à une solution pérenne pour l’emploi, articulant les politiques de l’emploi au développement économique des territoires, notamment en reconversion,
des initiatives permettant d’entreprendre individuellement dans un cadre collectif en conjuguant au mieux flexibilité et solidarité…
Rupture du lien entre producteurs et consommateurs, mauvaise alimentation, développement exponentiel du transport des marchandises, course à la consommation, surendettement des ménages, marchandisation des liens sociaux…il existe des logiques alternatives à la société de consommation.
La mise en œuvre de circuits courts, les échanges non monétaires, le commerce équitable, le tourisme solidaire constituent des pistes alternatives qui à défaut de se substituer au modèle actuel, peuvent au moins le questionner.
Pourraient ainsi être expérimentés :
le développement de contrats directs entre producteurs et consommateurs (sur le modèle des AMAP ou des Jardins de Cocagne),
le commerce équitable et le tourisme solidaire,
les systèmes d’échanges locaux, les réseaux d’échange de savoir, les banques du temps,
l’alimentation des consommateurs sur le plan sanitaire et nutritionnel : quel changement possible dans les comportements, comment l’offre des entreprises du secteur alimentaire pourrait définir voire rejoindre de nouveaux rapports des consommateurs aux aliments,